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Petite fille d’hier, femme d’ici

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  🌺 Moi, Jessica... Congés bonifiés, juillet ou août 1992, quelque part en Guadeloupe... Moi, Jessica, 8 ans, avec mon regard méfiant, mes cheveux "bizarres", ce teint plus caramel et cette posture autoritaire, presque supérieure... À me demander ce que je fais là, incapable de réaliser la chance que j’avais d’être “chez moi”, dans ce cadre magnifique, sur ces terres chargées de l’histoire de mes ancêtres. Ce voyage, c’était le rituel des congés bonifiés . Tous les trois ans, quitter la grisaille de la métropole pour retrouver une famille lointaine, inconnue, qui me ressemblait sans vraiment me ressembler. D’abord la Guadeloupe, chez ma famille paternelle. Puis la Martinique, chez ma famille maternelle. Un périple rythmé par les retrouvailles , les visages familiers mais oubliés, les embrassades maladroites , et les rituels que je ne comprenais pas toujours . 👧🏽 Enfant de la diaspora , j’étais étrangère sur mes îles, étrangère parmi les miens. La chaleur, l’odeu...

💬 Charge mentale : et si on arrêtait de culpabiliser ?

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 Ce sentiment de culpabilité, nous, les femmes actives, le connaissons trop bien. Jongler entre les responsabilités professionnelles et familiales, c'est un exercice d’équilibriste où la moindre erreur peut avoir des conséquences. Nous devons penser à tout, tout le temps, et surtout, ne jamais faillir. Demain, mes enfants ont un rendez-vous chez le dentiste, fixé depuis des semaines. Mais cette semaine, la moitié de mon équipe est absente. Mon responsable, qui n’a pas d’enfant, n’a pas à gérer cette réalité du quotidien, et je n’ose pas lui demander ma journée. Peur d’être perçue comme celle qui privilégie sa vie de famille au détriment du travail. Peur de décevoir. Pourtant, s’occuper de ses enfants ne devrait jamais être perçu comme une contrainte, mais comme une responsabilité naturelle et partagée . Alors, je ravale mon angoisse et demande à mon mari de prendre le relais. Lui, il sera vu comme un père formidable, un héros du quotidien. Une femme qui fait de même ? C’...

💭 Rester engagé quand tout pousse au désengagement : entre lucidité, loyauté et fatigue silencieuse

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Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’un sujet qui me traverse de plus en plus : ce sentiment diffus mais bien réel d’un désengagement ambiant dans le monde du travail… et la difficulté que cela engendre pour ceux et celles qui, malgré tout, restent investis. Dans de nombreuses entreprises, l’engagement est devenu un mot qu’on entend partout. On le met en avant dans les valeurs, on l’affiche dans les chartes internes… mais dans la réalité du quotidien, il semble souvent perdre de son sens. Ce n’est pas qu’une impression : de plus en plus de salariés lèvent le pied, se contentent du minimum, ou préfèrent se protéger en se tenant à la stricte limite de leur fiche de poste. Et je ne les juge pas. Car souvent, derrière ce retrait, il y a des déceptions, de l’usure, un besoin de survie émotionnelle . Mais pour ceux qui, comme moi, ont encore le réflexe de s’impliquer, de chercher des solutions, de s’assurer que tout roule même quand ce n’est pas dans leur périmètre officiel… la réalité devie...